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L'Histoire est un spectacle

Le spectacle du Château d'Ecouen se déroule tous les ans au printemps dans les jardins du Musée de la Renaissance ,d'une durée de 2h30 et 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis et bien d'autres acteurs du XVIéme siècle.
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vendredi 10 septembre 2010

Spectacle Historique au Château d'Ecouen "Anne de Montmorency" en 2008 : le film de Pascal Torre©

Le réalisateur Pascal Torre





Pascal Torre est le cinéaste qui nous a fait le film du spectacle de l'année 2009 et qui va réalisé celui de 2010.

J'ai retrouvé dans mes archives un mini film qu'il a réalisé sur le spectacle en 2008
"Anne de Montmorency Seigneur d'Ecouen" qui dure quelques minutes
avec les principales scènes du parcours spectacle et des interviews de Monique Potel Deriez (Présidente de l'association autour de Léonardo) et de Olga Bepoldin-Fortounato (qui joue le rôle de Diane de Poitiers).

J'ai obtenu mail l'autorisation de la publier sur mon site (remerciements).
Crédits film Pascal Torre© (tous droits réservés)






Pascal Torre a réalisé plus de 100 films ci dessous son film démonstration.


vendredi 3 septembre 2010

Spectacle Château le Château du Roi François 1er : Fontainebleau

Renaissance : Le Château de François 1er



Fontainebleau


François Ier décide de faire édifier un logis de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir cet endroit pour la chasse des bêtes « rousses et noires ». Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont édifiés un bâtiment dessinant la cour Ovale et un autre situé sur la basse cour ouest, tous deux reliés par une galerie. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné de sa cour et de sa favorite, la duchesse d'Étampes, délaissant ainsi plus ou moins le château de Blois, et annonçant le retour progressif de la cour dans les environs de Paris.
Plusieurs conducteurs de travaux se succèdent durant son règne : Florimond de Champeverne, secrétaire et valet de chambre du roi, est nommé en 1528 conducteur[11] jusqu'à sa mort en 1531. Pierre Paule dit l'Italien, présent dès 1528, ancien concierge du château de Moulins, valet de chambre de Louise de Savoie, dirige ensuite les travaux jusqu'à sa mort en 1535. Il est remplacé par acte du 21 avril 1543 par un conducteur particulier, Salomon des Herbaines, tapissier du roi, garde des meubles et tapisseries, qui présente l'avantage de résider sur place et travaille en collaboration avec Pierre des Hôtels, notaire, secrétaire et valet de chambre du roi ; il décède en 1557.

Triboulet fou du Roi François 1er


Les noms des architectes du château sont, quant à eux, plus hypothétiques : Sebastiano Serlio, pour sa part, se voyait offrir le 27 décembre 1541 l'assurance de 400 livres par an pour « son état de peintre et d'architecte au fait de ses édifices et bastiments au dit lieu de Fontainebleau ». Il apparaît néanmoins que son apport au sein de l'édifice reste limité. D'autres noms ont été avancés pour identifier l'architecte qui officia sous le règne de François Ier. Si Gilles Le Breton a effectivement travaillé sur le projet du château, il n'en est pas le créateur. Le Rosso ou Girolamo della Robbia qui a proposé des décors pour la porte Dorée, peuvent eux aussi figurer parmi les architectes potentiels. Les constructions successives du règne de François Ier, notamment pour la cour du Cheval Blanc, sont elles aussi relativement hypothétiques : les ailes basses sud et ouest de la susdite cour auraient été terminées en 1527, et les ailes basses nord l'année suivante. Le pavillon des Armes aurait été achevé vers 1530, tandis que la moitié sud du logis, le pavillon des Poêles et les bâtiments de la galerie d'Ulysse dateraient d'après 1535. La fin du règne de François Ier, décédé en 1547, aurait vu le remplacement de la chapelle.


Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape, collectionne des œuvres de maîtres italiens (La Joconde et La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, la Sainte-Famille, Saint-Michel, et la Belle Jardinière de Raphaël) et fait venir des moules de statues romaines (Laocoon, Apollon du Belvédère...) afin de couler des bronzes. Pour la décoration du château, il commet Rosso Fiorentino qui réalise le pavillon de Pomone, le pavillon des « Poesles », la galerie Basse (tous détruits) et surtout la galerie François-Ier (1534-1540). Giorgio Vasari désigne Fontainebleau comme la « Nouvelle Rome »[2] et son école est renommée dans toute l'Europe de l’Ouest. François Ier constitue dans le château une importante bibliothèque, ancêtre de la bibliothèque nationale. Le château de Fontainebleau reçoit, entre le 4 et le 27 décembre 1536, la visite de Jacques V d'Écosse, futur époux de Madeleine de France. C'est en 1539 que François Ier reçoit à Fontainebleau Charles Quint et lui fait visiter son palais, entre le 24 et le 30 décembre[12]. Ronsard se fera l'écho du faste déployé au château par l'écriture de quelques vers :

« Quand verrons-nous par tout Fontainebleau

De chambre en chambre aller les mascarades... »

Le fils de François Ier, le roi de France Henri II, complète le château avec une salle de bal et une chapelle, reliées à l'édifice par la célèbre galerie François-Ier, qui fait face à l'étang des Carpes. Il nomme Philibert Delorme pour vérifier et visiter le château le 3 avril 1548, date à laquelle la suite des travaux lui est confiée. C'est ainsi qu'une grande partie du château actuel voit le jour, dont la salle de bal. C'est à Fontainebleau que naissent les enfants de Henri II et de Catherine de Médicis, les futurs rois François II (19 janvier 1544) et Henri III (19 septembre 1551) ainsi qu'Élisabeth de France (2 avril 1545), Claude de France (12 novembre 1547), Louis de France (3 février 1549), François d'Alençon (18 mars 1555) et les jumelles Victoire et Jeanne (24 juin 1556).

Deux jours après la mort d'Henri II en 1559, Catherine de Médicis remercie Philibert Delorme, protégé de Diane de Poitiers, et confie les travaux au Primatice qui devient surintendant des maisons royales le 12 juillet 1559. Le 17 juillet, le contrôleur général des bâtiments de France, Jean Bullant, est remplacé par François Sannat. C'est à cette époque que Niccolo dell'Abate décore le château. À la mort du Primatice, le 14 septembre 1570, celui-ci est remplacé par Tristan de Rostaing. Jean Bullant finit par revenir à Fontainebleau et est nommé auprès de Rostaing le 3 août 1571 comme architecte conducteur des travaux. À la mort de Jean Bullant en octobre 1578, le chantier est confié par Henri III à Baptiste Androuet du Cerceau.


Pendant le règne des trois fils d'Henri II (François II, Charles IX et Henri III), le château de Fontainebleau est moins habité, les monarques lui préférant le Louvre, ou encore les demeures du Val de Loire comme Amboise ou Blois. Le château est néanmoins le théâtre d'une assemblée de notables réunis du 21 au 31 août 1560 pour résoudre les questions religieuses qui troublent le royaume et aboutissant à la convocation des États Généraux. Le 31 janvier 1564, Charles IX et Catherine de Médicis reçoivent les ambassadeurs du pape, de l'empereur et du roi d'Espagne en vue d'une négociation afin que la France revienne sur l'édit de pacification d’Amboise.


Vidéo du Spectacle:le tournoi des chevaliers

jeudi 19 août 2010

Spectacle Château d'Ecouen Catherine de Medicis Reine de France

Catherine de Médicis à 17 ans




Catherine de Médicis (Reine de France 1519-1589)




Reine de France, née à Florence en 1519, morte à Blois en 1589. Fille de Laurent II de Médicis duc d’Urbino et de Madeleine de la Tour d’Auvergne comtesse de Boulogne, Catherine de Médicis est orpheline quelques semaine après sa naissance : ces parents étant morts tous les deux de la syphilis.

Alliée à la famille de France par sa grand-mère Catherine de Bourbon, elle est aussi la petite nièce de Jules de Médicis le pape Léon X. Elle est aussi la petite cousine du pape Clément VII.

A l’âge de 14 ans elle épouse Henri de France, duc d’Orléans et futur Henri II dont elle aura dix enfants. En 1552 la régence temporaire du royaume lui est accordée pendant que son mari est en guerre contre Charles Quint.

Le 30 juin 1559, Henri II trouve la mort pendant un tournoi. C’est son fils aîné François II qui lui succède. Agé de 14 ans, il est incapable de gouverner, c’est Catherine de Médicis qui prend les rênes du pouvoir en compagnie des Guise.

A la mort de François II le 5 décembre 1560, c’est à son frère Charles IX de monter sur le trône. Etant âgé seulement de 10 ans, il règne d’abord sous la tutelle de Catherine de Médicis. Celle-ci étant parvenue à écarter Antoine de Bourbon, premier prince du sang, qui pouvait prétendre à la régence, en échange de la charge de lieutenant général du royaume.

Elle devient donc « gouvernante de la France » avec l’appui de son chancelier Michel de l’Hospital. Elle tente d’abord une politique de tolérance et même de rapprochement avec les protestants aux états généraux d’Orléans en 1560 et au colloque de Poissy en 1561.

Mesures qu’elle prend en faveur des protestants : suppression de la peine de mort pour hérésie, liberté de conscience et de célébration du culte hors des villes irritent les catholiques et surtout le groupe formé autour des Guise. Malgré l’opposition de la majorité de ses sujets, fervents catholiques, Catherine accorde encore aux protestants l’édit d’Amboise en 1563 et la paix de Saint-Germain 1570.

Pour sceller la réconciliation, sa fille, Marguerite de Valois épouse Henri de Navarre. L’ascendant que prend le chef du parti protestant, l’amiral de Coligny sur son fils Charles IX lui fait peur. L’attentat de Meaux en 1567, au cours duquel le roi avait failli être enlevé par Condé et l’amiral, l’ayant déjà fortement ébranlée. C’est ainsi qu’elle donne son aval au massacre de la Saint-Barthélemy qui a lieu le dimanche 24 août 1572.

Aux côtés d’Henri III, dont elle a voulu qu’il fût roi de Pologne, elle s’efforcera, dès le retour de celui-ci en France en 1574, de rétablir la paix intérieure en intervenant sans relâche auprès de son dernier fils François, duc d’Alençon puis d’Anjou, et de son gendre, Henri roi de Navarre.

Elle n’a aucune responsabilité dans le meurtre du duc de Guise et du cardinal de Lorraine à Blois en 1588.

Elle meurt à Blois en 1589 et est inhumée à Saint-Denis auprès de son époux Henri II, dans le tombeau qu’elle-même avait commandé à Primatice et à Germain Pilon.

Source
http://www.histoire-en-ligne.com


Catherine de Médicis est une figure emblématique du XVIe siècle. Son nom est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion. Partisane de la tolérance civile, elle a de nombreuses fois tenté une politique de conciliation.

Catherine de Médicis est aussi un mécène exceptionnel qui a financé de nombreux chantiers de construction et a protégé de nombreux artistes français. Peut-être plus que tout autre souverain français de la Renaissance, elle a contribué à donner à l'art ses lettres de noblesse et à l'employer, avec beaucoup de talent, au service de la monarchie.

Une légende noire persistante la dépeint comme une personne austère, jalouse du pouvoir, ne reculant devant aucun crime pour conserver son influence. Aujourd'hui, la tendance historiographique tend à la réhabiliter, voire à reconnaître en elle une des plus grandes reines de France.

Source : http://fr.wikipedia.org

mercredi 18 août 2010

Spectacle Château d'Ecouen Renaissance Historique les auberges et tavernes au XVIéme siècle


AUBERGES ET TAVERNES AU XVIe SIÈCLE


DU TEMPS POUR SOI

















Jusqu'au XVème Siècle, la plus grande partie de la population française n'a jamais connu de temps de loisir. Même le soi-disant temps libre est utilisé à travailler chez soi, pour le Seigneur ou pour l'Eglise.

Au début du seizième siècle, la population s'est globalement enrichie, et les gens ont donc plus de temps pour eux-mêmes.

Cela est principalement du au progrès technologique, (artisanat plus efficace, outils plus performants) à la désuétude du système féodal, et à l'accroissement des moyens de transport.

Tous ces facteurs permettent une meilleure distribution des biens et de la richesse.

Les gens commencent alors à passer une partie de leur temps dans les Tavernes.

L'EGLISE ET LA TAVERNE

La Taverne devient au XVIe le véritable centre social alternatif à l'Eglise. Une sournoise guerre d'influence entre curé et tavernier commence. Dans les campagnes, les femmes se

retrouvent souvent à l'Eglise, et les hommes dans la Taverne, qui deviendra notre fameux "café". Les deux espaces sont souvent situés l'un en face de l'autre, irréductibles, de chaque côté de la
place du village.

Cette guerre de position va durer quatre cents ans, jusqu'à la fin du vingtième siècle, qui verra l'avènement de la Télévision et la désertification des églises. .

Les femmes ne sont cependant pas bannies des tavernes. Hommes et femmes y célèbrent ensemble toutes sortes de cérémonies et de fêtes. On fête les naissances, les dons de pain bénit, la fin des
vendanges ou des moissons, la fête du saint patron du village. On y boit sec, on y mange à l'occasion un "cochon raisonnable " (Rabelais).

Mais aussi on y célèbre et organise des mariages et des funérailles, avec l'aide de curés itinérants, à la grande fureur des curés résidents. L'Eglise fera intervenir la Loi pour déclarer

ces cérémonies illégales. Mais l'idée Réformée d'un contact direct avec Dieu est à mettre en parallèle avec la fonction religieuse de cet espace social profane.

TAVERNE, LIEU DE PERDITION

Les tavernes sont aussi regardées avec désapprobation par l'Eglise, car les jeux sont encouragés par les patrons qui fournissent des dés, des cartes et différents jeux de table.

A l'extérieur, on y trouve aussi communément des jeux de boules et des pistes de tir à l'arc (papegai) dans la cour, les allées, ou entre les maisons. Aussi les tavernes ont très vite une réputation de lieux pour toutes sortes d’activités criminelles ou illégales.

Bien des servantes arrondissent leurs gages en exerçant occasionnellement leurs talents dans un domaine plus intime.

Comme beaucoup de clients, les paysans surtout, payent en nature (un animal,
un bien, des produits de la ferme) les taverniers sont accusés de recel et de trafic d'objets de provenances douteuses. Les aubergistes jouent aussi le rôle de
prêteurs sur gage.

A une époque où le voyageur étranger est examiné avec suspicion (l’habitant du village d'à côté est considéré comme un "étranger", et ceux d'autres pays comme provenant d'une autre planète) un endroit tel que l'auberge, qui est le passage obligé de l'étranger, doit forcément avoir un relent de coupe-gorge. Certains aubergistes étaient d'ailleurs de collusion avec des détrousseurs en tout genre.

Dans certaines villes, il est interdit aux natifs du lieu de pénétrer dans les auberges, sur le motif qu'elles encouragent la débauche et la dépense injustifiée des salaires.

A PARIS


PARIS compte évidemment de très nombreuses auberges ou tavernes telles que La POMME DE PIN, l'auberge du CASTEL, de LA MADELEINE, de LA MULE.

Mais traditionnellement le Parisien, surtout s'il est peu fortuné, ce qui est le cas des étudiants, préfère faire la fête dans les auberges situées aux marges de la ville, au-delà des barrières de l'octroi puisque le vin n'y est pas taxé.

C'est d'ailleurs ce qui fera la fortune et la réputation des fameux "cabarets" de la colline de Montmartre.

©Remi Morel