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L'Histoire est un spectacle

Le spectacle du Château d'Ecouen se déroule tous les ans au printemps dans les jardins du Musée de la Renaissance ,d'une durée de 2h30 et 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis et bien d'autres acteurs du XVIéme siècle.
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vendredi 10 septembre 2010

Le 10 juillet 1547: le coup de Jarnac


Le Tableau du coup de Jarnac dans le spectacle du Château d'Ecouen



L'AFFAIRE DU "COUP DE JARNAC"

Le 10 juillet 1547, pour laver son honneur, Guy Chabot, seigneur de Montlieu, défie François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie.
Mais, l'un appartenant au parti de la duchesse d'Étampes, maîtresse de feu François 1er, et l'autre à celui de Diane de Poitiers, favorite d'Henri II, la querelle entre particuliers va être l'occasion d'un règlement de comptes entre les clans qui s'affrontent à la Cour. Ce duel judiciaire aura un dénouement inattendu et vaudra à la botte secrète du "coup de Jarnac" de rester dans les annales.
Au début de l'année 1547, François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, raconte à qui veut l'entendre que Guy Chabot, seigneur de Montlieu, est au mieux avec sa belle-mère, Madeleine de Puy Guyon. Calomnie, affirme l'offensé qui, indigné qu'on fasse courir le bruit qu'il puisse être l'amant de sa belle-mère demande réparation.
Mais il s'agit plus que de médisance, et du fait du statut de ces protagonistes à la Cour, l'affaire va tourner au règlement de comptes entre clans.
La Châtaigneraie, grand sénéchal du Poitou, filleul et enfant d'honneur de François 1er, est le favori du dauphin, le futur Henri II. Guy Chabot est le fils du baron Charles de Jarnac, gouverneur capitaine de La Rochelle, et le neveu de l'amiral Philippe Chabot de Brion; mais, il est surtout, par son mariage avec Louise de Pisseleu, le beau-frère de la duchesse d'Etampes, maîtresse de François 1er. Contrairement à son père, Henri II, peu après son avènement,en mars 1547, donne son aval pour qu'un duel soit organisé entre La Châtaigneraie et Chabot. Si ce dernier entend laver son honneur, il espère néanmoins éviter un drame et demande à Diane de Poitiers d'intervenir pour que le combat soit annulé.
Mais la maîtresse du nouveau roi refuse, voyant là l'occasion d'humilier la duchesse d'Étampes et de lui signifier que la mort de François 1er marque bel et bien la fin de son "règne".
La Châtaigneraie sera son champion et Chabot celui de sa rivale : la querelle entre particuliers est devenue une affaire d'État. En avril, les adversaires se voient désigner des parrains François de Guise, duc d'Aumale pour La Châtaigneraie, le grand écuyer Claude Gouffier, sieur de Boissy, pour Chabot.
Le connétable Anne de Montmorency est chargé d'arbitrer le combat, qui se déroulera à l'orée de la forêt de Saint Germain en Laye. Le 10 juillet, au matin,
la foule se presse pour assister à la rencontre : depuis le règne de Saint Louis, c'est la première fois que le roi autorise l'épreuve du jugement de Dieu et un duel judiciaire à mort. Toute la Cour est là, impatiente de voir les combattants en découdre. Dans la tribune royale, Henri II a pris place entre la reine Catherine de Médicis et Diane de Poitiers.
Escorté par trois cents jeunes gens vêtus de satin blanc, La Châtaigneraie se présente sur la lice sous les vivats de la foule. Grand, fortement charpenté et musclé, d'une adresse redoutable à l'exercice des armes, il est considéré comme l'un des quatre meilleurs jouteurs du royaume.
Chabot, accompagné de seulement quelques compagnons en habit noir, ne semble avoir aucune chance de l'emporter.
Monsieur de Boissy a le choix des armes : malgré une réclamation du duc d'Aumale et avec l'aval du tribunal des armes, il opte pour de lourdes épées et un massif bouclier. Dès que le roi donne le signal de l'affrontement, les combattants se précipitent l'un vers l'autre, échangent de violents coups d'estoc et de taille.
Plus léger et plus vif, Chabot esquive et pare les attaques avec adresse.
Soudain, alors qu'il semble tout près d'être défait, il porte à son adversaire un coup au jarret, puis un second au même endroit, qui tranche le muscle. La Châtaigneraie s'effondre.
Henri II est abasourdi; Diane de Poitiers enrage; Catherine de Médicis dissimule mal sa satisfaction.
Chabot s'avance vers la tribune royale et "donne" La Châtaigneraie au roi, refusant de le mettre à mort, comme le règlement du duel lui en laisse le droit.
Dans la foule, partisans du vainqueur et du vaincu en viennent aux mains.
Mais les juges déclarent la "botte de Jarnac" régulière : Chabot a loyalement défait son adversaire. Henri II le confirme en proclamant : "Vous avez fait votre devoir.Votre honneur doit vous être rendu".
La Châtaigneraie mourra peu après, victime d'une hémorragie et du dernier duel judiciaire autorisé par un souverain.
A la suite de cette pénible affaire, Henri II ne réprimera pas pour autant cette pratique meurtrière, et, impuissant à empêcher la noblesse d'y recourir, continuera à la tolérer.
© 2002 cliannaz@noos.fr
UN COUP RÉGULIER
Guy de Chabot a porté à son adversaire une botte secrète qui lui a été enseignée par le maître d'armes italien Caize.
Bien qu'inhabituel (on s'attaque alors plutôt au visage et à la poitrine) et que La Châtaigneraie en ignore la parade, le coup est régulier.
Tous les témoins conviennent que le combat s'est déroulé loyalement, et le mémorialiste Pierre de Brantôme, neveu du vaincu, le soulignera dans son "Discours sur les duels".
Ce duel a donné lieu à l'expression "coup de Jarnac", qui désigne à l'origine un coup imprévu et adroit. En 1771, le dictionnaire de Trévoux en a détourné le sens pour figurer une action déloyale, voire un assassinat.
Au XIXème siècle, dans son Dictionnaire de la langue française, Emile Littré a rétabli l'expression dans son acceptation non péjorative : "Le coup fut trouvé habile et fort loyal, mais l'usage lui a donné un sens odieux : coup porté en traître".
© 2002 cliannaz@noos.fr




Chabot porte à son adversaire un coup au jarret,
qui tranche le muscle. La Châtaigneraie s'effondre.





mardi 17 août 2010

Spectacle Historique au Château d'Ecouen Vidéo sur les Châteaux de la Loire

Châteaux de la Loire patrimoine de la Renaissance





"La Loire est une reine et les rois l'ont aimée".
Il suffit ainsi de longer le fil de l'eau pour voyager dans le temps, s'emplir les yeux de merveilles, s'imprégner de cet art de vivre raffiné qui fut le moteur économique et culturel de cette région bénie des dieux.
Grand itinéraire utilisé depuis des siècles, la vallée formée par le plus grand fleuve français a été fréquenté par les rois de France qui, avec les Capétiens, fixèrent leur dynastie naissante à Orléans avant de choisir Paris pour capitale.
La Vallée des Rois est le seul site au monde à réunir un si grand nombre de Hauts Lieux exceptionnels. L'histoire, la vie spirituelle et culturelle faisant surgir maints châteaux, manoirs, églises, abbayes.
Azay le Rideau, tel un navire sur l'Indre,
Cheverny, le modèle de Moulinsart,
Chenonceau, le château des dames,
Chambord, le magnifique,

François 1er, Henri II, tous les rois et les reines,la noblesse du XVIéme siècle ont fréquenté ces endroits .Vous pouvez les retrouver dans nôtre spectacle Historique qui a lieu tous les ans au Château d'Ecouen Musée de la Renaissance près de Paris.

Bienvenue avec ce superbe film



Spectacle Historique au Château d'Ecouen Vidéo sur les Châteaux de la Loire

Châteaux de la Loire patrimoine de la Renaissance







"La Loire est une reine et les rois l'ont aimée".
Il suffit ainsi de longer le fil de l'eau pour voyager dans le temps, s'emplir les yeux de merveilles, s'imprégner de cet art de vivre raffiné qui fut le moteur économique et culturel de cette région bénie des dieux.
Grand itinéraire utilisé depuis des siècles, la vallée formée par le plus grand fleuve français a été fréquenté par les rois de France qui, avec les Capétiens, fixèrent leur dynastie naissante à Orléans avant de choisir Paris pour capitale.
La Vallée des Rois est le seul site au monde à réunir un si grand nombre de Hauts Lieux exceptionnels. L'histoire, la vie spirituelle et culturelle faisant surgir maints châteaux, manoirs, églises, abbayes.
Azay le Rideau, tel un navire sur l'Indre,
Cheverny, le modèle de Moulinsart,
Chenonceau, le château des dames,
Chambord, le magnifique,

François 1er, Henri II, tous les rois et les reines,la noblesse du XVIéme siècle ont fréquenté ces endroits .Vous pouvez les retrouver dans nôtre spectacle Historique qui a lieu tous les ans au Château d'Ecouen Musée de la Renaissance près de Paris.

Bienvenue avec ce superbe film

Château d'Ecouen Histoire Renaissance 18 octobre 1534 l'Affaires des Placards

Le XVIème et les affaires

18 octobre 1534 : l’affaire des placards met fin à la tolérance religieuse et à la Renaissance


L'affaire des placards se déroula sous le règne de François Ier. À cette époque, la nouvelle religion protestante prenait de l'ampleur et les réformés étaient de plus en plus nombreux.

Le roi ne s'en offusquait pas jusqu'à la nuit du 17 au 18 octobre 1534. En effet, des Protestants français placardèrent un peu partout des revendications contre l'église catholique.

Ils poussèrent même l'audace jusqu'à afficher ces proclamations sur la porte de la chambre de François Ier dans son château d'Amboise ! Même si le roi avait montré une grande largesse d'esprit en s'alliant avec les Protestants d'Allemagne, cette fois, c'en était trop ! Mais que contenaient donc ces textes ? Écrits par un pasteur de

Neuchâtel en Suisse nommé Antoine Marcourt, ces pamphlets ou placards insultaient le Catholicisme ainsi que l'Eucharistie et s'élevaient contre la messe qui selon eux était un abus insupportable de l'interprétation de la Cène.

Ils mettaient aussi en cause le fonctionnement de l'Eglise catholique et du clergé. Suite à cet acte sacrilège, François Ier ordonna la chasse aux hérétiques et promit une récompense à quiconque pouvait dénoncer les auteurs de cet acte. Très vite, l'encouragement à la délation fit recette et des centaines de Protestants furent emprisonnés.

Le 15 novembre, six prisonniers condamnés au bûcher furent brûlés vis. Des dizaines suivront dans toute la France. L'oppression était de mise et François Ier, révolté et furieux, en arriva à rendre l'imprimerie illégale et à fermer les librairies en janvier 1535.

Le 21 janvier, il organisa une journée d'expiation solennelle et les exécutions se poursuivirent : six autres réformés furent brûlés le même jour devant Notre-Dame, le roi prenant désormais clairement parti contre les Protestants et déclarant publiquement vouloir s'en débarrasser.

Cette nouvelle attitude fit éloigner les princes allemands du roi français.

Les événements se calmèrent un peu dans le courant de l'année jusqu'à la signature de l'édit de Concy le 16 juillet 1535 qui stipulait que les poursuites seraient arrêtées si les Protestants acceptaient de renier leur religion.

Bien mal lui en a pris car le contraire se produisit sous la pulsion de Jean Calvin qui se réfugiera en Suisse.

Le Protestantisme, bien au contraire, se répandit dans tout le royaume.

En 1545, François Ier consentit au massacre de 3 000 personnes dans le Luberon.

Des villages furent dévastés et les survivants envoyés aux galères.

C'est ce qu'on appelle « le massacre des Vaudois » qui se réclamaient d'un sieur nommé Pierre Valdo, un prêcheur de Lyon au XIIe siècle qui dénonçait la décadence du clergé, les Vaudois devenant par la suite Protestants.

Ainsi, l'affaire des placards sonnera la fin de la tolérance religieuse et de la Renaissance.

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Château d'Ecouen Histoire Renaissance 18 octobre 1534 l'Affaires des Placards

Le XVIème et les affaires

18 octobre 1534 : l’affaire des placards met fin à la tolérance religieuse et à la Renaissance


L'affaire des placards se déroula sous le règne de François Ier. À cette époque, la nouvelle religion protestante prenait de l'ampleur et les réformés étaient de plus en plus nombreux.

Le roi ne s'en offusquait pas jusqu'à la nuit du 17 au 18 octobre 1534. En effet, des Protestants français placardèrent un peu partout des revendications contre l'église catholique.

Ils poussèrent même l'audace jusqu'à afficher ces proclamations sur la porte de la chambre de François Ier dans son château d'Amboise ! Même si le roi avait montré une grande largesse d'esprit en s'alliant avec les Protestants d'Allemagne, cette fois, c'en était trop ! Mais que contenaient donc ces textes ? Écrits par un pasteur de

Neuchâtel en Suisse nommé Antoine Marcourt, ces pamphlets ou placards insultaient le Catholicisme ainsi que l'Eucharistie et s'élevaient contre la messe qui selon eux était un abus insupportable de l'interprétation de la Cène.

Ils mettaient aussi en cause le fonctionnement de l'Eglise catholique et du clergé. Suite à cet acte sacrilège, François Ier ordonna la chasse aux hérétiques et promit une récompense à quiconque pouvait dénoncer les auteurs de cet acte. Très vite, l'encouragement à la délation fit recette et des centaines de Protestants furent emprisonnés.

Le 15 novembre, six prisonniers condamnés au bûcher furent brûlés vis. Des dizaines suivront dans toute la France. L'oppression était de mise et François Ier, révolté et furieux, en arriva à rendre l'imprimerie illégale et à fermer les librairies en janvier 1535.

Le 21 janvier, il organisa une journée d'expiation solennelle et les exécutions se poursuivirent : six autres réformés furent brûlés le même jour devant Notre-Dame, le roi prenant désormais clairement parti contre les Protestants et déclarant publiquement vouloir s'en débarrasser.

Cette nouvelle attitude fit éloigner les princes allemands du roi français.

Les événements se calmèrent un peu dans le courant de l'année jusqu'à la signature de l'édit de Concy le 16 juillet 1535 qui stipulait que les poursuites seraient arrêtées si les Protestants acceptaient de renier leur religion.

Bien mal lui en a pris car le contraire se produisit sous la pulsion de Jean Calvin qui se réfugiera en Suisse.

Le Protestantisme, bien au contraire, se répandit dans tout le royaume.

En 1545, François Ier consentit au massacre de 3 000 personnes dans le Luberon.

Des villages furent dévastés et les survivants envoyés aux galères.

C'est ce qu'on appelle « le massacre des Vaudois » qui se réclamaient d'un sieur nommé Pierre Valdo, un prêcheur de Lyon au XIIe siècle qui dénonçait la décadence du clergé, les Vaudois devenant par la suite Protestants.

Ainsi, l'affaire des placards sonnera la fin de la tolérance religieuse et de la Renaissance.

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